Les premiers mots de ce blog seront ceux que j'ai postés en statut Facebook une nuit de début janvier 2011, parce que cette nuit m'a marqué pour longtemps. Elle marquait aussi les années passées. Elle voulait se faire remarquer, j'ai bien remarqué.
Je mesurais le chemin parcouru alors. Depuis lors, j'ai mesuré le chemin parcouru. Je mesurerai, chaque heure, encore.
Ce qui s'est passé ce soir là est indescriptible, seules les deux personnes les plus proches de ma famille ont pu comprendre avec leurs mots. Quelques amis ont compris l'enjeu. Les détails, comme le lieu, la température qu'il faisait, l'heure, le degré d'alcool, ce fut pour raconter aux autres, dire qu'il s'est passé quelque chose.
Mais l'essentiel fut un voyage en des territoires intérieurs, fermés, entrouverts, aussitôt, et heureusement, refermés.
Le but de ce blog, inauguré par ce post, ne sera pas de comprendre quoi que ce soit pour qui que ce soit, moi ou toi, mais d'en donner des versions, des propositions, potentiellement artistiques.
Ce soir-là, cela vint en anglais, pour que ce soit lisible par des amis anglophones.
Ah, je repense à l'ajuhma qui passa par là ce soir-là et s'enquit de mon état. 괜찮아... Oui, "kwentchana... ça va... C'est ça..." Mais c'est exactement ça.
sorry to say this for a new year
but today I understood why you said no, father
why some once tried, sister
how a bum can die in any cold winter
how a friend can drown in a cold river
sorry to say this all together
that's how I felt tonight, you bum, friend, sister, father.
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